top of page
Rechercher

Post-partum : pourquoi faire appel à une garde de nuit professionnelle les premières semaines ?

  • Photo du rédacteur: Anaé Willi
    Anaé Willi
  • 18 janv.
  • 10 min de lecture




Je me souviens de cette maman que j'ai rencontrée lors d'un passage chez elle, trois semaines après son accouchement. Elle m'a ouvert la porte le regard vide et avec des cernes qui racontaient l'histoire de dizaines de nuits blanches. Son bébé dormait paisiblement dans ses bras, mais elle, elle tremblait d'épuisement. Quand je lui ai proposé de le prendre pour qu'elle puisse enfin dormir, elle a fondu en larmes. Non pas de tristesse, mais de soulagement immense. Ce soir-là, pour la première fois depuis

la naissance, elle a dormi six heures d'affilée. Le lendemain matin, elle m'a confié qu'elle se sentait renaître, capable à nouveau de profiter de son bébé plutôt que de simplement survivre.


Cette scène, je l'ai vécue plusieurs fois. Et à chaque fois, je mesure l'importance vitale du repos en post-partum et combien il est négligé dans notre société qui glorifie l'abnégation maternelle.



Ce que personne ne vous dit sur les premières semaines post-partum


La réalité de l'épuisement maternel


On vous prépare à l'accouchement pendant neuf mois. On vous parle des contractions, de la péridurale, des positions de poussée. Mais qui vous prépare vraiment à ce qui vient après ? Au retour à domicile ? Aux réveils toutes les deux heures, à cette fatigue du post-partum qui s'accumule jour après jour comme une dette de sommeil impossible à rembourser ?


Le post-partum, cette période qui commence dès la naissance et s'étend sur plusieurs semaines, est un moment de bouleversements profonds. Votre corps récupère de l'accouchement, vos hormones font des montagnes russes, et vous devez simultanément apprendre à répondre aux besoins d'un nouveau-né qui ne connaît pas la différence entre le jour et la nuit.


L'épuisement n'est pas une faiblesse. C'est une réponse physiologique normale à un manque de sommeil prolongé. Mais dans notre culture, on attend des nouvelles mamans qu'elles soient des super-héroïnes, capables de tout gérer seules avec le sourire. La famille, la société n’est plus présente pour la soutenir. Cette pression silencieuse favorise l'isolement et le sentiment d'échec que beaucoup de femmes ressentent en post-partum.



Les signes qui doivent vous alerter


Votre corps vous envoie des signaux que nous devrions tous apprendre à mieux les écouter :

  • Épuisement permanent qui ne s'améliore pas après quelques jours

  • Irritabilité inhabituelle envers votre partenaire ou votre bébé

  • Pleurs fréquents sans raison apparente

  • Difficulté à prendre des décisions simples du quotidien

  • Sentiment de déconnexion avec votre bébé malgré votre amour pour lui

  • Anxiété excessive concernant la santé ou le bien-être de votre enfant

  • Impression de vide intérieur

  • Pensées négatives répétitives qui envahissent votre esprit


Ces manifestations ne signifient pas que vous êtes une mauvaise mère. Elles indiquent que votre corps et votre esprit ont besoin de repos dans l’immédiat.

 


Pourquoi le sommeil n'est pas un luxe mais une nécessité en post-partum ?


L'impact physiologique du manque de sommeil


En tant qu'infirmière spécialisée en néonatologie, j'ai observé les conséquences concrètes du manque de sommeil sur les jeunes mères. La privation de sommeil n'affecte pas seulement votre humeur. Elle impacte profondément votre santé physique et émotionnelle.


Lorsque vous ne dormez pas suffisamment, votre système immunitaire s'affaiblit, rendant votre corps plus vulnérable aux infections postnatales. Votre récupération après l'accouchement est ralentie. La cicatrisation, si vous avez eu une épisiotomie ou une césarienne, prend plus de temps. Votre production de lait maternel peut être diminuée car la prolactine, l'hormone responsable de la lactation, est sécrétée principalement pendant le sommeil profond.

 


Le lien entre sommeil et baby blues


Le baby blues touche environ 60 à 80% des nouvelles mamans dans les premiers jours suivant l'accouchement. C'est une réaction émotionnelle normale, liée aux fluctuations hormonales brutales et à l'adaptation à la maternité. Généralement, il disparaît spontanément après quelques jours.


Mais quand le manque de sommeil persiste, le baby blues peut s'installer et même évoluer vers une dépression post-partum. Il est troublant que notre société minimise autant l'importance du soutien et du repos maternel alors que nous savons scientifiquement combien le sommeil est un facteur de protection contre la dépression.


La prévention du baby blues passe nécessairement par un accompagnement qui permet à la mère de dormir, de récupérer physiquement, émotionnellement et de se reconnecter à elle-même au-delà de son rôle de mère.

 


La garde de nuit professionnelle : bien plus qu'un simple dépannage !


Un soin préventif essentiel


La garde de nuit pour nouveau-né est un véritable soin préventif en post-partum. Ce n'est pas un aveu de faiblesse, c'est au contraire une décision sage et responsable pour préserver votre santé physique et mentale.


Quand une mère dort, elle ne fait pas que récupérer de l'énergie. Elle permet à son système nerveux de se réguler, à ses émotions de se stabiliser, à son corps de guérir. Elle se donne les moyens d'être pleinement présente pour son bébé le jour venu, plutôt que de fonctionner en mode survie en permanence.


Dan mon approche Esprit-Corps-Âme, prendre soin de soi n'est pas égoïste, c'est fondamental. Comment nourrir l'âme de votre enfant si la vôtre est épuisée ? Comment établir une connexion profonde avec lui si vous êtes trop fatiguée pour ressentir quoi que ce soit ?


En tant qu'infirmière spécialisée en néonatologie, j'apporte bien plus qu'une simple présence nocturne. J'apporte une expertise rassurante, une écoute et un soutien.


La confiance est primordiale. Quand vous me confiez votre bébé, vous devez pouvoir fermer les yeux sans que mille questions n’envahissent votre esprit. C'est pourquoi je prends toujours le temps lors de notre première rencontre pour échanger sur vos habitudes, vos préoccupations, vos attentes. Je m'adapte à votre fonctionnement familial, je ne vous impose pas le mien.

 


Comment s'organise une garde de nuit adaptée à vos besoins ?


Les différentes formules possibles


Chaque famille est unique, chaque situation demande une réponse sur mesure. C'est pourquoi je propose une garde de nuit flexible et personnalisée.


À votre domicile : Je me déplace chez vous, dans votre cocon. C'est l'option idéale si vous allaitez votre bébé. Vous pouvez rester dans votre chambre, je m'installe dans une pièce adjacente avec votre bébé. Quand vient l'heure de la tétée, je lui donne un biberon de lait maternel ou je vous l'apporte pour l’allaitement et le reprends pour qu'il fasse son rot et le rendors. Vous pourrez ainsi l’allaiter dès votre réveil le matin.


Chez moi, dans un cadre sécurisé : Si vous n'allaitez pas ou si vous tirez votre lait, vous pouvez me confier votre bébé pour toute la nuit. Mon domicile est aménagé pour accueillir les nouveau-nés dans un environnement chaleureux et sécurisant. Vous le déposez en soirée, vous allez vous coucher et vous le retrouvez reposé le lendemain matin. Pendant ce temps, j'en prends soin comme si c'était le mien.



Les moments clés pour prévoir une garde de nuit


Les situations où une garde de nuit est particulièrement bénéfique :

  • Les toutes premières semaines après la sortie de la maternité, quand l'adaptation est la plus difficile

  • Après une naissance difficile (césarienne, déchirure importante, accouchement long) nécessitant une récupération physique importante

  • En cas de naissance prématurée avec un retour à domicile stressant et des soins plus techniques

  • Quand le papa reprend le travail et que vous vous retrouvez seule face aux nuits

  • Si vous avez d'autres enfants à gérer pendant la journée et que l'épuisement s'accumule

  • En cas de jumeaux ou multiples où les besoins nocturnes sont décuplés

  • Lorsque vous sentez les premiers signes d'épuisement avant que la situation ne devienne critique

  • Si vous n'avez pas de réseau familial proche disponible pour vous soutenir

 


L'importance de l'accompagnement global en post-partum


Comment la garde de nuit s'intègre dans une approche Esprit-Corps-Âme


Ma vision de l'accompagnement périnatal dépasse largement la simple garde d'enfant. Je crois profondément que le bien-être maternel et le bien-être du bébé sont intimement liés. On ne peut pas prendre soin de l'un sans prendre soin de l'autre.


C'est pourquoi mes services de garde de nuit s'inscrivent naturellement dans une approche Esprit-Corps-Âme plus large. Quand je veille sur votre bébé la nuit, je lui offre aussi la présence attentive et l’écoute dont il a besoin. Je peux lui proposer un bain thérapeutique s'il est tendu, pratiquer de la réflexologie plantaire s'il a des coliques, écouter ce qui se passe dans son corps ou simplement le bercer en lui parlant doucement s'il a besoin d'être rassuré.


Je ne suis pas juste une paire de bras qui libère les vôtres. Je suis une thérapeute qui prend soin de votre famille dans sa globalité.

 


La complémentarité avec d'autres services périnataux


Les services qui se complètent harmonieusement :

Service

Quand

Bénéfice complémentaire

Thérapeutique Bain Bébé

3 premières semaines

Apaise les tensions de naissance, améliore le sommeil

Réflexologie pour bébé

Dès la naissance

Soulage coliques et reflux qui perturbent les nuits

Ecoute de l’énergie

Selon besoins

Équilibre émotionnel maman-bébé

Cette approche globale permet vraiment d'accompagner les familles dans toutes les dimensions de leur vécu post-partum. Les parents que j'accompagne me disent souvent qu'ils se sentent soutenus, compris et surtout non-jugés dans leurs difficultés.


 

Les freins qui empêchent la maman de faire appel à une aide extérieure


La culpabilité maternelle : ce poison silencieux


C'est probablement le plus grand obstacle que je rencontre. Cette petite voix intérieure qui vous murmure : "Une bonne mère doit pouvoir gérer seule", "Les autres y arrivent bien", "Je ne devrais pas avoir besoin d'aide".


Parfois l’entourage rajoute une pression supplémentaire à la nouvelle maman, même involontairement, en estimant qu’elle devrait être capable de s’occuper de son enfant sans relâche et sans plainte. Alors que ce n’est pas une question de volonté mais d’équilibre hormonal, physique, psychologique, personnel et familial à retrouver.

 

« Demander de l'aide n'est pas un échec, c'est un acte de courage et de lucidité. »



La culture individualiste de notre société post-moderne


Autrefois, nos arrière-grands-mères ne s'occupaient pas seules de leurs nouveau-nés. Elles vivaient souvent entourées de sœurs, de mères, de tantes, de voisines qui se relayaient naturellement. Le village prenait soin de la nouvelle mère pendant qu'elle se remettait de l'accouchement. Il y avait toute une notion de transmission de savoirs entre femmes. Cela se passe encore de cette manière dans beaucoup d’endroit de la planète. 


Notre société occidentale a isolé les mères, leur a fait croire qu'elles devaient être parfaitement autonomes dès la sortie de la maternité. C'est une aberration qui génère une souffrance maternelle considérable et totalement évitable.


« On ne naît pas mère, on le devient », disait très justement Simone de Beauvoir. L’identité maternelle n’est pas innée mais s’acquiert avec l’expérience, le temps et le soutien. N’est-ce pas à tête reposée qu’on peut le mieux acquérir de nouvelles compétences ?

 


Le concept ancestral du mois d’or (ou confinement post-natal)


Le mois d’or est une période de 30 jours suivant l’accouchement qui s’inspire de la tradition chinoise et qui vise à entourer et soutenir la nouvelle mère pour sa récupération physique et psychologique. L’idée est de l’isoler des tâches du quotidien pour favoriser le repos, le lien avec son bébé et de leur créer un cocon de douceur. Le mois d’or se pratique en Amérique du Sud, en Asie et au Maghreb avec des habitudes et des rituels différents comme par ex, massages, yoga post-natal, repas spécifiques pour la récupération physique, conseil pour s’occuper du bébé, relève de nuit.


Le vrai défi est de pouvoir mettre en place ce concept en Suisse avec nos contraintes de vie : congé maternité, congé paternité, le fait de devoir s’occuper de(s) l’aîné(s), l’étiolement du réseau familial, revenu des familles modérées… Mais c’est possible à condition de pouvoir organiser les choses en avance, notamment en se constituant un réseau de soutien.

 


Les mythes à déconstruire autour de la maternité


Mythe n°1 : "Si je ne m'occupe pas moi-même de mon bébé la nuit, je vais rater notre attachement"

Réalité : Au contraire, l'attachement se construit dans la qualité de présence, pas dans la quantité d'heures d'épuisement. Un bébé a besoin d'une mère reposée, disponible émotionnellement, capable de le regarder avec amour. Pas d'une mère qui tient debout par miracle.


Mythe n°2 : "C'est égoïste de faire garder son bébé pour pouvoir dormir"

Réalité : Prendre soin de soi, c'est indirectement prendre soin de son bébé. Votre santé physique et mentale conditionne votre capacité à être une bonne mère. Ce n'est pas de l'égoïsme, c'est plutôt un acte de générosité envers soi et envers votre enfant et un acte de prévention. Il s’agit de courir un marathon et non un sprint et il faut pouvoir tenir sur la durée et pour cela des aménagements sont nécessaires pour ne pas s’épuiser et finir par craquer nerveusement.


Mythe n°3 : "Ça coûte cher, ce n'est pas prioritaire"

Réalité : Combien coûte une dépression post-partum ? Combien coûtent les consultations chez le psychiatre, les médicaments, l'arrêt de travail prolongé, les répercussions sur la vie de couple, sur l’attachement et le développement du bébé ? Investir dans une mesure comme une garde de nuit professionnelle, c'est investir dans la santé familiale à long terme.

 


Mon regard de professionnelle sur le post-partum aujourd'hui


Après des années à accompagner des familles, je reste troublée par le manque de soutien systématique en post-partum dans notre société. On investit des millions dans les soins de grossesse et d'accouchement, mais on laisse les mères se débrouiller seules une fois rentrées chez elles avec leur nouveau-né à devoir gérer comme elles peuvent des nuits interminables et une fatigue constante.


Il est essentiel que nous changions collectivement notre regard sur le post-partum. Il s’agit notamment de normaliser le fait de demander de l'aide, valoriser le repos maternel, reconnaître que cette période est aussi exigeante physiquement et émotionnellement que la grossesse elle-même.


La garde de nuit professionnelle devrait être prescrite aussi facilement qu'on prescrit des vitamines ou du fer après l'accouchement. A mon avis, c'est un soin et non pas un luxe !

 


Conclusion : Investir dans votre repos, c'est investir dans votre famille


Si vous lisez ces lignes et que vous reconnaissez en vous cette fatigue silencieuse, cette sensation de ne plus avoir de réserves, je vous en prie : ne restez pas seule !  Vous n'avez pas à traverser cette période en mode survie.


Faire appel à une garde de nuit professionnelle n'est pas abandonner votre rôle de mère. C'est au contraire l'assumer pleinement en reconnaissant que vous avez des limites humaines normales, et que les respecter vous permettra d'être une meilleure mère sur le long terme.


Votre bébé mérite une maman reposée, présente, capable de profiter de lui. Et vous, vous méritez de vivre cette période extraordinaire autrement que dans le brouillard de l'épuisement.


Le post-partum n'est pas une épreuve à endurer seule. C'est un moment de transformation qui mérite d'être accompagné, soutenu, chéri.



Besoin d'être accompagnée pendant votre post-partum ?


En tant qu'infirmière spécialisée en néonatologie et thérapeute, je propose des gardes de nuit professionnelles personnalisées dans les cantons de Fribourg et Vaud (Glâne, Broye, Veveyse ou autres selon entente)


Vous pouvez me contacter au 078 683 38 70 pour discuter de vos besoins et trouver ensemble la formule qui convient à votre famille.



« Parce que prendre soin de vous, c'est prendre soin de votre bébé. »

 

 

 
 
 

Commentaires


Les commentaires sur ce post ne sont plus acceptés. Contactez le propriétaire pour plus d'informations.

Anaé Willi

Thérapeute et infirmière

Impasse Champ Dona 10

1673 Rue (Promasens)

déco
  • Facebook
  • Instagram

​© 2026 par Anaé Willi. Créé avec Wix.com

bottom of page